Dimanche 18 mai 2008 7 18 /05 /Mai /2008 22:00
Comédie musicale en-chantante sur un sujet grave et malheureusement encore trop tabou : le SIDA....

Jeanne (Virginie Ledoyen) est jeune&jolie, elle a des amants et cela ne la complexe pas plus que ça. Heureusement d'ailleurs qu'au XXIeme siècle une femme peut vivre sa vie sans que ça la complexe !
Mais un jour elle rencontre Olivier (Matthieu Demy) dans une rame de métro et tombe immédiatement amoureuse de lui. Elle s'aventure avec lui dans une romance qu'elle pense idyllique mais sans compter sur un nouveau personnage qui  peut perturber la plus belle histoire d'amour : la mort. Elle a ici les traits du SIDA et reste très présente tout au long du film malgré l'apparente légèreté de la narration (de part la comédie musicale) et la joyeuse insouciance du personnage de Jeanne (inotamment lorsque son amoureux lui annonce sa séropositivité elle lui répond : "Tu ne mourras pas, je t'aime.").
Mais un jour, la maladie d'Olivier se déclare et Jeanne doit voir la vérité en face, son amoureux finira pour mourir de cette affreuse maladie.
La joie, la légèreté et l'allant de ce film nous amène à penser : " La vie et l'amour sont trop beaux pour être gachés par cette p***** de maladie!!!!"
La lutte contre le SIDA et l'engagement de Olivier Ducastel et Jacques Martineau peut paraître au premier abord un poil démagogique mais on ne peut qu'être touché par ce film plein d'humanité, d'humour et de jeunesse. Et si leur engagement est 100% légitime et utile, c'est que le SIDA est encore présent, qu'il détruit encore des milliers de vies et d'amours et que la discrimination envers les séropositifs et les malades du SIDA est également une douleureuse réalité, du sûrement aux premières victimes : les homosexuels.







source des images : commeaucinema.com et notrecinema.com
Par Orphée - Publié dans : Critiques cinéma
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Dimanche 11 mai 2008 7 11 /05 /Mai /2008 23:17

Nous sommes tous des juifs allemands (version Phillipe Garrel)

Sur les braises encore chaudes de Mai 68, l'insolence, la grâce et la beauté de la jeunesse s'étendent devant la caméra agile de Phillipe Garrel.

François, Luc, Lillie et bien d'autres encore forment une communauté éphémère d'artistes, de militants, de naifs, de fumeurs d'opium.
Certains, pour passer le temps, se droguent, d'autres peignent, sculptent, écrivent des poèmes.
L'art est omniprésent  et apparaît comme un personnage à part-entière qui peut changer la vie et l'avenir des autres personnages. C'est en particulier visible avec Lillie et François, les deux amants (les gracieux et subtils Louis Garrel & Clothilde Hesme). En effet, la poésie est pour François une raison de vivre et un atout de séduction. La sculpture change l'avenir de cette dernière et celui de son amoureux ( c'est pour l'art qu'elle part aux États-Unis, scellant ainsi le destin de François car il en mourra de chagrin)
Le choix du noir & blanc permet à Phillipe Garrel de mettre en valeur l'aura gracieuse et la beauté de ses acteurs qui semblent des corps dépourvus de matière solide mais tous portent en eux l'élégance des grands acteurs et jouent à la perfection l'ardente insolence de la jeunesse contestataire de  Mai 68, dont Phillipe Garrel a fait parti (ardeur qui est d'ailleurs commune à toute la jeunesse du monde mais qui n'est pas toujours justement représenté par le cinéma).
Le fait que Phillipe Garrel soit un ancien soixante-huitard aurait pu donner un film terriblement nostalgique, ou il aurait regretter le bon vieux temps en soufflant à l'oreille du spectateur : " Regardez ces jeunes-là qu'attendez-vous pour faire comme eux, prenez vos convictions dans la main droite et levez le poing gauche ! " Mais Garrel ne joue pas à ce jeu là, au contraire, il montre au contraire Mai 68 comme un acte manqué, une mascarade, une grande fête inutile. Quant à l'année 69, il la présente comme le temps des amours retrouvées.
Enfin, je voudrais vous faire remarquer que P. Garrel travaille en famille. Tout d'abord il y a son fils, Louis, qui est sûrement un des plus grands acteurs de sa génération, puis Maurice Garrel (le père de Phillipe G.),  enfin Brigitte Sy, la mère de Louis Garrel. Ces trois acteurs nous offre d'ailleurs une scène incroyablement émouvante, symbolique,  magnifiquement interprétée et dirigée où trois génération se retrouve autour d'une table au lendemain des dernières manifs' pour dresser le bilan de ce rendez-vous manqué.

Vous l'aurez sûrement compris : ce film est un CHEF-D'OEUVRE.....


A noter : Louis Garrel a obtenu le César du meilleur espoir masculin
                William Lubtchansky a obtenu le César de la meilleur photo

source des images : img.ozap.com




Par Orphée
Ecrire un commentaire - Voir les 2 commentaires

Présentation

Créer un Blog

Recherche

Calendrier

Mai 2012
L M M J V S D
  1 2 3 4 5 6
7 8 9 10 11 12 13
14 15 16 17 18 19 20
21 22 23 24 25 26 27
28 29 30 31      
<< < > >>
Créer un blog gratuit sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus